Ceci traite uniquement des sentiments et non du sexe, car là il me faudrait un blog entier...
Je n'ai pas de point de vu masculin égal pour équilibrer, mais...
Quand on est petite fille, on rêve au beau prince charmant bardé de qualités comme un sourire extra-blanc, un physique de rêve, une pâte à la maison, et bien sur sans imaginer les détails d'une vie de couple.
Quand on a dix ans, on rêve au premier amour et on se jure que, contrairement aux Grands, nous, on vivra l'amour éternel comme Blanche Neige, Cendrillon et autres cruches sorties des contes de Grimm...
Quand on a quinze ans, on aime au premier regard le garçon qui pose sur nous des yeux tendres et on le voudrait pour la vie. Jusqu'à ce qu'il file avec une autre.
Quand on a vingt ans, ce qui reste d'illusions agonisantes quant aux merveilles de l'humanité au niveau de l'hypocrisie ("devant Dieu vous prommetez d'aimer, d'honorer et de chérir votre épouse et de lui être fidèle jusqu'à ce que la mort vous sépare" revient à "jusqu'à ce que le divence vous sépare") commence à s'épuiser et on se demande pourquoi il n"y a pas que des vieilles filles ou des lesbiennes dans le monde...
Quand on a vingt cinq ans on a même plus confiance envers les filles, on se contente de penser que les contes de fées c'est juste un truc pour arnaquer les mômes et les bercer d'illusions, voire pour formater les filles à faire bobonne à la maison plus tard (comme Blanche Neige qui brique la chaumière des sept nains et qui se tape la cuisine et la lessive en chantant. On y croit tous...)
Quand on a trente ans (j'y suis pas encore mais j'ai des témoignages) on s'est résigné à se dire qu'en amour c'est comme en politique, faut pas viser le "meilleur", faut se contenter du "moins pire" pour avoir un couple convenable.
Quand on a quarante ans, toute les concessions sont bonnes pour garder monsieur à la maison, même si sa crise d'âge le pousse à faire la sortie des Fac...
Quand on a cinquante ans, on ne croit plus à l'amour autrement que fraternel ou filial. Car comme dirait une femme d'une infinie sagesse "ton mari peut te quitter, ton amant peut t'abandonner, mais ton frère ton fils , ta chair et son sang seront toujours liés à toi, que ce soit par le sang comme par le coeur."
Alors finalement, j'ai décidé de brûler les étapes puisque de toutes façons je risque d'y passer un jour ou l'autre... Le grand amour n'existe pas... Autant trouver un peu de tendresse dans une relation de raisons, des accords mutuels plus solides que des pulsions de jeunesse.
Et pour finir, "Cendrillon" de Telephone qui résume plutôt bien cette petite thèse
Cendrillon pour ses vingt ans
Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans ce palais d'argent
Pour ne pas voir qu'un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire (2x)
Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
le prince charmant a foutu l'camp
Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blanc
Loin d'elle emmener ses enfants
Elle commence à boire
A traîner dans les bars
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoire (2x)
Dix ans de cette vie ont suffit
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans l'ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n'a plus d'importance
Elle part
Fin de l'histoire
Notre père qui êtes si vieux
As-tu vraiment fait de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges n'aiment pas devenir vieux